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Ruchers Ecole de Moiremont fête ses 30 ans.

By 28 avril 2015 No Comments

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Rucher Ecole de Moiremont :

 

L’Association crée le 19 Juillet 1985 va Fêter ses 30 ans d’existence .

C’est à la suite d’une étude de l’institut technique Apicole(I.T.A.P.I.) en 1981 portant sur l’état apicole en Argonne ainsi que sur les possibilités de mettre en place un développement apicole , le rucher école de Moiremont est mis en place .

Présentation de l’étude :

Monsieur JC Laurent , ingénieur en agriculture qui pris en charge ce dossier et présenté au Syndicat intercommunal à Vocation Multiple du Pays d’Argonne par :

– Jean Louveaux ,directeur de recherche à l’I.N.R.A.
– Raymond Borneck, Directeur de l’I.T.A.P.I .

Sommaire

1 : Etude du milieu .
2 : Le climat .
3 : La végétation .
4 : L’apiculture et les apiculteurs .
5 : Proposition pour la relance de l’apiculture en Argonne .

Allons directement au point 4 de manière synthétique.

Dés le début du XIIIè siècle , il est fait mention de l’apiculture en Argonne .

L’apiculture en Argonne a été florissante au XIXè siècle .Cette région connaissait alors un véritable âge d’or économique alors que la champagne était encore pouilleuse …Ainsi la société d’apiculture de Sainte Ménéhould , fondée le 4 décembre 1896 , est le plus ancien syndicat apicole de la Marne.

Les abeilles étaient élevées en paniers de seigle tressés maintenu par des lacets de ronces en ruchers couverts .Nous avons retrouvé encore en service en assez bon état des ruches en bois Dadant de 1898 (rucher Tilloy Les Charmontois ) et des ruches Dadant de 1913 (rucher Cabourdin de Saint Thomas ).

Depuis 1950, l’exode rural , la disparition de certaines cultures (sainfoin),la bonification de la champagne pouilleuse a entrainé une dégradation assez importante de l’activité apicole .

Une première enquête effectuée par les soins de la sous préfecture de Sainte Ménéhould estimait à 95 le nombre d’apiculteurs et 1219 le nombre de ruches sur le territoire observé (3 cantons : Ville sur Tourbe , Sainte Ménéhould , Givry en Argonne ) , enquête effectuée auprès des mairies des communes .

Plus imprécises pouvaient être les déclarations de 1980 enregistrées à la D.S.V., sur lesquelles nous nous sommes basés pour connaître le nombre d’apiculteurs et de ruchers .

Les déclarations à la D.S.V. ,mentionnent un nombre de ruches inférieur au nombre déclaré lors de la première enquête, qu’il faut majorer de 10% .

Pour les 3 cantons : 60 communes ;75 apiculteurs ;1210 ruches ;105 ruchers dont 38 dans les villages .

Précisons de plus qu’il s’agit d’un recensement avant la fin de l’hiver 1980 et que la diminution du nombre des colonies est d’environ 20% en fin de printemps 1981 .

La diminution de l’activité apicole semble assez rapide .

Les apiculteurs :

Sur un relevé établi sous la foi des déclarations D.S.V.montre grossièrement qu’il y a trois types d’apiculteurs .

– Les 6-10 ruches : Ils sont très nombreux et on ne peut considérer dans ce cas l ’apiculture     comme une activité véritable .

-Les 26-30 ruches : peu nombreux ; il sont cependant plus éclairés et intéressés .

– Les gros amateurs : au dessus de 60 ruches ; c’est une activité qui s’est maintenue plus d’une génération et qui constitue un complément de revenus appréciable ; il sont considérés comme semi-professionnels dans la région .

La Technologie apicole :

Avant que de distinguer les rares cas d’apiculteurs éclairés rencontrés , nous donnons ici l’impression dominante qui se dégage des réponses .

Nourrissement massif d’automne.

* 13 apiculteurs ne nourrissent jamais leurs ruches . Au printemps 30 à 50 % des colonies ont disparu . Le cheptel se reconstitue en partie par repeuplement des ruches vides laissées sur place .

* 6 apiculteurs fournissent de 2 à 3 kg de sucre sous forme de sirop ou de candi . La mortalité reste importante( 30 % de disparition ) .

* 1 apiculteur fournit 7 kg sous forme de candi et n’a pas de mortalité hivernale par la faim.

Nourrissement stimulent.

* 13 apiculteurs ne donnent aucun nourrissement stimulent (idem nourrissement massif ) .
* 4 apiculteurs fournissent un sirop léger à partir de la fin février à raison de 2 à 3 kg par colonie .
* 3 apiculteurs fournissent de 5 à 7 kg de sucre sous forme de candi ou d’apirêve de fin février à avril .

Un nourrissement lent au printemps semble le plus adapté à la région (printemps froid et humide ) .

Production .

Si tous les apiculteurs produisent du miel, aucun ne produit d’essaim .

Le tableau ci-dessous donne une indication des rendements obtenus en 1980 chez quelques apiculteurs ayant fourni des réponses précises .

Moyenne par ruche en KG         Nourrissement                           Canton

8 Kg                                       Oui                    Givry/ Ste Ménéhould/ville sur Tourbe

2,2kg                                     Non                   Givry / Ste Ménéhould / Ville sur Tourbe

Le miel est presque exclusivement vendu au détail à une clientèle d’habitués.

L’éventail des prix de détail varie de 16 à 20 Francs , alors que souvent le miel est retenu à l’avance .

Conclusion de L’étude .

La flore sans être très originale est cependant assez variée pour permettre la production d’un miel local ayant un cachet honorable .

On notera que les pesticides ne sont pas un handicap pour l’apiculture dans l’ensemble de la zone étudiée .

Le climat est assez contraignant .Humide et frais , il oblige à un suivi particulier des abeilles .

En définitive , il apparait impossible dans cette région de préconiser l’installation d’un professionnel ou de semi-professionnel importants.

PROPOSITION POUR LA RELANCE DE L’APICULTURE EN ARGONNE .

Quatre idées principales nous semblent devoir guider une action éventuelle :

– Susciter le renouvellement des apiculteurs en privilégiant l’installation de jeunes agriculteurs , artisans , ou ouvriers pour lesquels l’apiculture viendrait en complément de revenu .

– Former sur place ces futurs apiculteurs.

– Diminuer les contraintes du démarrage de l’exploitation en accordant une subvention pour les investissement de base nécessaires .

– Enfin associer à l’opération les organismes intéressés à la relance des activités agricoles , artisanales , et touristiques dans la région Argonne .

DEPUIS 1981 ……………………….

-1982 : Le SIVOM d’Argonne achète du matériel apicole et loue un bâtiment au lieu dit ¨ La                                                  Harazée¨ , 30 ruches peuplées sont également achetées .

Dès le printemps 16 élèves participent à cette première session .

– 1983 : Poursuite des achats de matériel et participation de 12 élèves .
– 1984 : Troisième session avec la participation de 12 élèves .
– 1985 /Quatrième session avec 8 élèves , concrétisation du projet de construction du bâtiment . Le site de MOIREMONT est retenu .

CREATION DE L’ASSOCIATION LE 19 JUILLET.

1990  Deux membres de l’association participent à une formation d’insémination artificielle en Belgique (Mr Rancon ) puis avec Mr Jos Guth .
Depuis 1985 , c’est environ 300 personnes qui ont participé à ces stages d’initiation en 30 années de fonctionnement et dépassant largement le périmètre Argonnais .

Sans compter les personnes ayant participé à des stages spécialisés :

– Sélection et élevage des reines sur deux jours .
– Biométrie .
– Maladies des abeilles .
– Fabrication d’hydromel .

La découverte du monde merveilleux des abeilles a fait la joie des élèves de classes primaires et c’est environ 1000 jeunes participants qui ont visité nos locaux depuis la création de l’association.                                                                                                                     En coordination avec le Rucher Vitryat , nous organisons annuellement une journée technique très appréciée .

2014 quelques photos prisent à cette occasion .

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Prochaine journée technique le 26 septembre

Nous fêterons à cette occasion les 30 ans l’association

 

Toujours désireux de poursuivre nos actions de formation , cette année encore la session à l’initiation apicole fait le plein avec 15 participants .

Contact : Precheur J Claude 03 26 60 73 49 .

 

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