Menace d’introduction du petit coléoptère des ruches, Aethina tumida, en France :
Appel à la responsabilité de chacun !

Les apiculteurs de la Calabre et de la Sicile ont dû faire face depuis le mois de septembre 2014 à une dure épreuve, après la découverte d’un foyer d’infestation par le petit coléoptère des ruches, Aethina tumida, dans des nucleis situés dans une province côtière de Calabre.
Une mobilisation considérable des apiculteurs et des services vétérinaires italiens a été requise pour tenter d’éradiquer le ravageur avant qu’il ne s’installe de manière durable sur le sol italien et en Europe. Plus de 1000 ruchers ont été visités dans la zone de protection mais aussi dans la zone de surveillance et même au-delà. Chaque fois que la présence du petit coléoptère était avérée dans au moins une colonie, le rucher a été totalement détruit et le sol a été traité lorsque des larves de coléoptères ont été observées dans les colonies. Le dernier bilan officiel du 16 mars 2015 fait état de 61 foyers identifiés (dont un en Sicile qui correspond à un apiculteur ayant ramené des colonies de Calabre). Les visites sont actuellement ralenties en raison des conditions hivernales.
L’enquête épidémiologique est en cours pour déterminer l’origine de l’introduction du petit coléoptère en Calabre.
Etant donné l’importance des mouvements et des échanges apicoles entre l’Italie et les autres pays
européens, dont la France, et l’impossibilité de connaître la date d’arrivée du petit coléoptère sur le
sol italien, il est à craindre que des apiculteurs aient pu, sans le savoir, l’introduire sur notre
territoire :
-­‐ à la suite de transhumance dans le Sud de l’Italie ;
-­‐ à l’occasion d’importation d’abeilles (reines, essaims, paquets d’abeilles) ;
-­‐ à l’occasion d’achat de matériel apicole en provenance directe ou indirecte du Sud de
l’Italie.
Afin d’avoir les meilleures chances d’éradiquer toute infestation, il est indispensable de pouvoir effectuer des visites de dépistage le plus précocement possible, c’est à dire dès que les conditions météorologiques le permettront.
Il est donc rappelé à tous les apiculteurs qui se sont trouvés dans une des situations citées plus haut, entre mars et décembre 2014, et qui, pour diverses raisons, n’ont pas suivi les obligations
règlementaires de déclaration de transhumance ou d’importation, de se signaler auprès de leur
DD(CS)PP afin que le risque puisse être évalué et que la visite éventuelle de leur rucher puisse être
organisée. Masquer la situation expose à des risques de poursuites pénales.
Il est primordial de faire preuve de responsabilité et de sens civique, pour ne pas mettre en danger,
plus qu’elle ne l’est déjà, la santé des abeilles, en facilitant l’installation irréversible d’Aethina
tumida sur notre territoire, actuellement indemne.
Les conséquences sanitaires et économiques peuvent se révéler importantes en cas d’introduction en France du petit coléoptère des ruches qui est un Danger Sanitaire de 1ère catégorie.
L’enjeu est donc crucial : une détection précoce est le meilleur atout pour une éradication.

                                   FNOSAD – application troubles apicoles

logo fnosad

Plusieurs cas de mortalités ont été repérés ces dernières semaines.

Nous vous invitons à être vigilant.

Afin d’enregistrer les troubles apicoles constatés, la FNOSAD a réactivé le questionnaire Troubles apicoles accessible en ligne.

Pour mémoire, l’objectif de ce questionnaire est d’obtenir des informations précises sur les troubles apicoles, de hiérarchiser les différents facteurs pouvant expliquer ces troubles et de mieux comprendre les perturbations que subissent nos colonies.

Cette application permettant de relever les cas de mortalités et autres troubles apicoles est accessible à l’adresse suivante :

 

http://tbvaleurs.free.fr/FNOSAD-troubles-apicoles.htm

Nous comptons sur vous pour renseigner ce questionnaire si malheureusement vous êtes touchés par ces mortalités.

La FNOSAD, coordonnera cet été encore des suivis d’efficacité portant sur différents médicaments disposant en France d’une AMM, et ce, grâce à l’investissement des OSAD sur le terrain. Vous trouverez ci dessous le protocole 2015 pour les tests d’efficacité des médicaments de lutte contre Varroa, Apivar, Apistan, Apilife Var et MAQS.

suivi d’efficacité protocole 2015

L’objectif de ces suivis est de vérifier en conditions de terrain si l’efficacité des médicaments utilisés est satisfaisante. Ceux-ci représentent ainsi une étape fondamentale dans le processus de pharmacovigilance portant sur ce type de produits.

Si vous êtes intéressé par le suivi de ce protocole contactez rapidement  le président du GDSA apidelecroix@outlook.fr

L’ANMV (Agence Nationale du Médicament Vétérinaire)  informe que l’API-BIOXAL, du laboratoire italien Chemicals Laif, vient d’obtenir une AMM pour les abeilles en France.

Le distributeur et le prix de commercialisation ne sont pas encore connus.

Il s’agit d’un médicament constitué essentiellement d’acide oxalique en poudre, pouvant être utilisé par la méthode de dégouttement en période hors couvain ou bien par sublimation, pour le traitement de lutte contre contre le varroa.

Toutes les informations sur ce médicament sont disponibles  à l’adresse suivante:

http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=API-BIOXAL+POUDRE+POUR+TRAITEMENT+DANS+LA+RUCHE

L’acide oxalique étant inscrit sur la liste II des substances vénéneuses, ce médicament ne peut être délivré que sur ordonnance.

L’ANMV précise (à l’attention des vétérinaires prescripteurs) que : « En toute logique, quand le médicament sera disponible, la tolérance actuelle pour l’utilisation magistrale d’acide oxalique matière première ne devrait plus être de mise. »